Mille et un robots
Date:
Mis à jour le 14/10/2020
Autrefois utilisés à seule fin d'automatiser des tâches industrielles, certains robots sont devenus de vrais collaborateurs, désignés sous le terme de cobots. Ce néologisme, composé des termes collaboration et robots, désigne l'alliance de l'intelligence humaine aux capacités robotiques afin de gagner en sécurité et efficacité. En effet, ils peuvent se substituer à l'humain dans des lieux éloignés et contaminés, fournir une assistance physique pour diminuer nos efforts pendant l'exécution d'une tâche ou bien encore agir à nos côtés pour améliorer notre qualité de vie au travail.
Serena Ivaldi, chargée de recherche au centre Inria Nancy, illustrera cette collaboration humains-robots au travers de nombreux exemples de robots et de technologies robotiques.
MARIONET est une famille de robots parallèles à câbles. Si leur analyse est complexe ils ont l'avantage d'être peu coûteux, modulaires, d'offrir une étendue de déplacement très grande même pour des charges lourdes et d'être facilement transportables. Ils couvrent une large gamme d'applications comme le transport de personnes fragiles, la rééducation, le sauvetage, le traitement agricole.
MARIONET est une famille de robots intéressante pour illustrer des concepts scientifiques dans des domaines divers et autres que la robotique comme les mathématiques, l’informatique, la mécanique ou l'automatique.
Jean-Pierre Merlet est directeur de recherche et responsable de l'équipe HEPHAISTOS au centre Inria Sophia Antipolis - Méditerranée. Son équipe développe des dispositifs d’assistance robotisés, pour les personnes fragiles et leurs aidants, et pouvant fournir des informations à la communauté médicale.
Depuis plusieurs décennies, la communauté scientifique se mobilise pour comprendre et analyser les évolutions climatiques que nous vivons. Les sciences du numérique ont un rôle essentiel dans cette démarche. Par la modélisation et la simulation numérique, elles permettent de comprendre des phénomènes complexes et par le développement d’outils numériques, elles peuvent contribuer à la réduction de l’impact environnemental comme en agriculture. Mais notons également que les outils numériques ont un impact sur l’environnement (fabrication, consommation électrique…)
Au cours de cette table ronde animée par Jacques Sainte-Marie, nous aborderons les thèmes suivants : comment les recherches dans le domaine de la modélisation de l’environnement permettent de comprendre les phénomènes climatiques, d'analyser, de "prédire" leurs évolutions ; la sobriété numérique et l'impact du numérique sur notre environnement ; l'importance du dialogue entre la science et la société sur ces sujets où les mutations technologiques impactent la vie quotidienne.
Cette table ronde était initialement prévue samedi 3 octobre.
Animateur : Jacques Sainte-Marie, adjoint au directeur scientifique en charge du thème "Sciences de la planète, de l'environnement et de l'énergie"
Intervenants :
- Jean-Yves Berthou, directeur du centre de recherche Inria Saclay - Île-de-France ;
- Françoise Berthoud, ingénieure de recherche en informatique au CNRS et fondatrice d’ÉcoInfo ;
- Peter Sturm, directeur de recherche au sein de l'équipe STEEP au centre Inria Grenoble.
Jean-Yves Berthou, directeur du centre de recherche Inria Saclay - Île-de-France. Docteur en informatique, il est un universitaire formé à la recherche dans le domaine de la simulation et du calcul scientifique haute performance. Il a exercé une dizaine d’années au sein d’organismes de recherche public et près de vingt ans dans l’industrie, à EDF, principalement au sein de la R&D.
Françoise Berthoud est ingénieure de recherche en informatique au CNRS et fondatrice d’ÉcoInfo, un groupement de services qui travaille à rendre l’informatique écoresponsable. Ses principaux sujets de recherche ont porté sur les déchets électroniques, les datacenters, ou encore l’obsolescence et les effets rebonds du numérique.
Peter Sturm est directeur de recherche au sein de l'équipe STEEP au centre Inria Grenoble Rhône-Alpes et a été adjoint au directeur scientifique de 2015 à septembre 2020. Depuis 2011 il est membre de l'équipe de recherche STEEP, qui développe des méthodologies et des outils permettant d’évaluer des alternatives sociotechniques à différentes échelles territoriales, dans un contexte de dégradation environnementale accélérée.
Le coin lecture
Moments d'écoute
La pause vidéo